• Ajna

Pourquoi l'univers ne t'entend-t-il pas?

Je ne veux pas te faire croire en quoi que ce soit. En effet, ce qui compte ce sont tes expériences directes. Placer ton pouvoir dans un "pseudo univers" qui est à l'extérieur de toi-même ne t'avancera à rien. J'aimerais beaucoup que tu puisses vivre ta vie sans avoir besoin de certitudes sur LA VIE.


Tu tires tes propres conclusions de tes aventures humaines et c'est bien normal.


Si j’ai abandonné parfois l’idée de te convaincre, c’est parce que, chaque pratiquant ne va pas faire la même expérience que son voisin face à ces mots. Et que ces mots seront lus de manière à ce que ton personnage puisse en tirer la conclusion qu’il a bien raison de penser ce qu’il pense. Je connais maintenant, après 10 ans d'expérience à être en lien avec les êtres en chemin, la façon dont chacun d’entre nous (croyant être en contact avec le réel) ne fait que tirer une infime partie de celui-ci pour en faire "sa réalité". Je ne peux convaincre personne de recouvrer sa liberté "d’être tout" ou de "n’être rien" qui subsiste selon les fluctuations du mental.

Chaque système de pensée est l’occasion d’être quelqu’un, toujours en nourrissant le point de vue de son personnage (Ego).



À travers mon cheminement spirituel, et dans ma quête insensée de rejoindre Dieu, j’ai beaucoup entendu parler de préceptes, de karma, de dharma, de règles fondamentales sur la cosmologie des éléments . Dans un souci d’efficacité, j’ai cherché une loi qui s’applique à toutes et à tous quelque soit la culture, l’environnement et les croyances. Un truc qui explique ce fameux karma!


La loi la plus évidente sur notre terre-mère est la loi de la gravitation terrestre. Je me suis simplement dit qu’une loi s’appliquait aux éléments et aux planètes pourrait s’appliquer aux humains. Je me suis mise à comprendre l’humain comme étant un point d’attraction. J'ai pris le problème à l'inverse de ce que l'on entend dans les védas, juste pour essayer. Puis j'ai pensé aux pierres que j'appréciait jeter dans l'étang tout près de chez moi, dans mon enfance. Et en relisant un penseur que j'aime par dessus tout, il m'a rappelé à cet étang.

Des ondes qui s’éloignent sur l'eau depuis le point d’impact en cercle concentriques. J’aime observer lorsque ça fait plouf et que les vibrations atteignent les bords de l’étang. Le chemin de retour est tout aussi important. Les ondes qui s’opèrent et ses cercles concentriques qui revenaient vers leurs sources, c'est à dire le point d’impact.


Dans mon désir de connaître les choses, les éléments et de me connaître, au-delà de la petite portion dont j’étais consciente, je me suis appliquée cette loi. Je me disais simplement que si je souhaitais me rencontrer dans des versions non conscientes, il me suffirait d’observer ce qui me revenait pour savoir ce que j’avais émis. J'observais donc ce phénomène d’aller-retour de l'onde et les conséquences de la gravitation. Cette image est valable dans tous les états du monde et pour chaque humain.


Jusqu’alors, mon désir de me connaître se heurtait au jugement de mon conscient qui classait tout en "c’est moi" ou "ce n’est pas moi", en "ça m’appartient" ou "ça ne m’appartient pas". Je ne pouvais pas supporter l’idée d’être simplement limitée à ce que je connaissais déjà de moi. Je souhaitais savoir qui était cette femme que j’incarnais, "avec qui je faisais le voyage" de la vie et de la mort, voire des renaissances dont j'ai été témoin jusqu'à 3 fois dans ma vie.


À chaque instant, j’émets une vibration. Chacun d’entre nous déploie autour de lui, et de manière sphérique, une forme d’énergie. Les plus avertis appelleront ça le champ électromagnétique ou le corps éthérique. Les plus réfractaires accepteront peut-être qu’ils dégagent une certaine chaleur. Cette vibration émise impacte le champ vibratoire, la vie autour de soi, à l’image de la pierre qui frappe la surface de l’étang. Impacter l'étang, pour un humain, c’est agir, parler, penser. En un mot, émettre.


Ces énergies plus ou moins subtiles vont s’éloigner de celui qui les envoie, qu’il en soit conscient ou pas, pour finir par rencontrer un bord de l’étang. Lorsque l’énergie que nous avons émises percute le bord de l’étang, le chemin de la vibration ou l'onde s’inverse et revient jusqu’à nous. Ici, cette théorie rejoint à l'adage populaire qui dit que nous récoltons ce que nous avons semé. Ce n’est ni bien ni mal. Il ne s’agit pas de punition ou de récompense d’un être supérieur qui nous jugerait et nous enverrait des épreuves en retour, mais d’une simple mécanique.


Pour l’énergie, la question de la morale n’existe pas. Tu as tendance à confondre ce que tu veux, ce que tu désires, et ta véritable vibration (celle dont nous avons rarement conscience). Lorsque, consciemment, tu veux changer, il est fréquent que la véritable note qui s’échappe de ton Moi, inconsciemment, soit "je suis bloqué" - ( même si tu penses être dans l'ouverture). Lorsque le bord de l’étang va te renvoyer cette énergie, tu vas la voir se matérialiser sous forme d’opportunités de blocages et non de changements. Hé oui!


À ce point de mon explication, je dois te rappeler qu’il ne s’agit pas de concept ésotérique, ni psychique. Je décris là ma vision de la raison pour laquelle telle situation, telle rencontre, tel événement, apparaît dans ta vie. Il n’y a pas de séparation entre l’énergie et la matière, entre l’esprit et la matière. Ce qui se produit au niveau le plus subtil impacte tous les autres niveaux de densité. Il n’y a pas le monde du "hobby spirituel" opposé à celui de la "dure réalité". L’esprit et la matière ne font donc qu’un.


Dans ce que j’écris, tu n'as pas a choisir entre la CAUSE OU LA CONSÉQUENCE! L’esprit et la matière se soutiennent et se nourrissent l’un l’autre dans une danse des particules qui t'échappe encore, bien que tu en vis tous les jours, à chaque instant, les conséquences. Je voudrais te rappeler que la vie ne t'as pas fait ce que tu as fait, comme on peut l’entendre dans les citations spirituelles aujourd’hui. Tu rencontres les expériences correspondantes aux pierres que tu as jetées dans l'étang, aux vibrations émises.


Le bord de l’étang est le catalyseur. C’est-à-dire le moyen par lequel tu te rencontres. Pour moi, il s’agit du moyen le plus honnête, le plus transparent, pour savoir ce que je produit dans ma vie. Aujourd’hui, j’applique cette règle. Que le retour soit agréable ou désagréable n’est pas la question. Je ne trie pas. J’accepte d’être soumise à la gravitation. Auparavant, j’ai accepté de me sentir la créatrice de tout ce que je qualifiais de bien dans ma vie. Mais en aucun cas je n’acceptais la maternité de ce qui m'était désagréable, douloureux, dans ma vie.


Ce système donnait libre cours à la valse des petits arrangements avec moi-même. Je sais aujourd’hui que, comme sûrement beaucoup d’entre nous, j’ai été dressée, éduquée et conditionnée à me croire du côté du bien. Je n’avais encore jamais remis en question la croyance puérile et caricaturale de deux camps opposés : le bien et le mal. Le juste et l’injuste. Les bonnes et les mauvaises personnes.


Retourner à mon humain incarné signifie, pour moi, savoir que je suis le bien et le mal confondu mais mon conscient se refuse parfois encore à accepter la source de tout ce que je vis, et cela dans le but de contourner ce conditionnement. Je m’applique simplement cette loi : je suis la source et le but de tout ce qui m’arrive. Je suis celle qui "est" ET celle qui reçoit ce qu’elle a émis.


La confusion d'avant venait du fait qu'au lieu de de me revenir telle qu'elle, l'énergie que j'envoyais était passée par un catalyseur (le bord de l'étang, les gens, le monde). J’ai vécu quasiment toute ma vie en croyant que j’étais le catalyseur et que c’était la source de mes problèmes. Je l’ai traité d’ennemi. Je l’ai qualifié de bourreau. En réalité, il était mon meilleur ami, celui qui sait qui je suis. Je n’aime pas mes catalyseurs, évidemment que c'est difficile, qu'on a envie de tout faire valser. Je ne tend pas l’autre joue, comme il "se doit". Je suis soulevée par mes émotions, tout comme toi.


Maintenant, je sais simplement que mon énergie a dû passer par ce bord de l’étang pour revenir à sa source. Si ce que j’écris a bien fait son travail, ton personnage doit se sentir en danger. Ton esprit doit maintenant être en train de chercher une exception à la règle. C'est une réalité insupportable. Vite, se dédouaner de ta responsabilité. Détruire cette règle. Je comprends.

Peut-être que le fait de savoir qu’un humain émet de l’énergie à la première seconde de sa vie t'aidera. Que nous n’arrivons pas tout neuf. Il suffit de plonger dans le regard d’un bébé qui vient de naître pour se demander s’il n’est pas plus vieux que nous ! Parce que nos mémoires sont cellulaires. Parce qu’elles sont transgénérationnelles. Nous avons en nous 99,9% d'information, d'énergie, la matière ne fait que 0,1% !!!


Le but pour moi ici est de tenter de mettre en lumière les lois régissant notre expérience planétaire et mon outil le plus sûr pour me rencontrer et de devenir consciente ce que nous sommes. Tout est caché à l’intérieur de toi. ... C’est la loi de la réversibilité !


Lorsque tu demandes le bonheur, quelque part caché à l'intérieur, il existe la demande : "je ne veux plus du malheur". C'est aussi une loi prédominante, c'est de l'amalgame entre deux pensées antagonistes. Le jour n'est rien sans la nuit, le juste sans l'injuste, l'amour sans la haine, la peine sans la joie, ...

Une chose et son contraire sont une seule et même dynamique! On ne peut donc expérimenter l'une sans convoquer inconsciemment l'autre à moins d'avoir fait la lumière sur Soi (et honnêtement, je ne sais pas encore ce que cela veut dire).

Ceci est une phénomène naturel qui s'applique à tous les humains. "Je sais que je suis grande, lorsque j'ai vu quelqu'un de petit; je ne peux connaître la chaleur qu'après avoir connu le froid. ...


Pour tous les événements naturels, cela te parait simple. Mais cette notion physique toute bête est vite oubliée lorsque tu penses à ta personnalité et à ce que tu attires dans ta vie ou non. Tu aimes l'idée de célébrer la lumière sans l'obscurité, la réussite sans la peur, la science sans la subjectivité, ...

Il en résulte aujourd'hui que la plupart d'entre nous croient pouvoir convoquer une valeur, une personne, l'amour dans leur vie sans convier la valeur contraire. Exemple : vouloir être riche induit logiquement la notion de pauvreté dans le présent. La vibration que tu vas émettre alors sera l'amalgame de ces deux propositions antagonistes!


Je te rappelle que ton expérience cosmique et terrienne est une succession d'émotions, de sentiments. Tu n'expérimentes pas la matière mais les émotions qui se soulèvent face à cette matière. Une personne qui souhaite convoquer dans sa vie un partenaire devra simultanément filtrer la réalité de façon à en tirer la conclusion qu'il lui manque quelque chose, qu'il existe un vide à combler de quelque chose, sinon elle n'invoquerait pas le couple. Comprends-tu?

Est ce le désir d'une rencontre qui invite le sentiment d'être seul ou est-ce le fait de se sentir seul qui appelle l'envie d'une rencontre ? Ils ne peuvent exister qu'ensemble!

Ils se font exister l'un par l'autre et vice versa.


Bonne réflexion mes amis.

OM

Satya.


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