• Ajna

Le faucheur d'EGO

OU À PROPOS DES BURN OUT SPIRITUELS


On en parle beaucoup mais on en sait pas encore grand chose.

Vous pensez vivre un burn out spirituel ?

Vous reconnaissez les signes car vous avez déjà connu dans le passé un burn out mais, cette fois, il se présente différemment ?


Le Burn Out "clinique" est souvent associé à l’effondrement du corps, il prend naissance dans le cadre professionnel, puis, il embrase le reste de nos activités humaines. Le corps se débranche totalement. Il devient lourd, les énergies s'enlisent, les horaires se décalent et les choses perdent de leurs saveurs. Vous êtes incapable de vous activer dans les tâches quotidiennes banales. C’est pourtant, pour bon nombre de personnes, l’occasion d’un premier bouleversement intérieur. Ce cataclysme, à travers de multiples symptômes, cherche à renouer avec la joie et la quête de sens, pour passer d’un plan de conscience en mode "survie" à un autre plan de conscience qui se nomme "la vie".


Cela peut devenir le premier soubresaut d’un début d'ouverture de conscience, de crise ; parfois spirituelle, qui donne l’occasion à de vieux désirs, de vieux rêves de reprendre leurs places dans vos vies. C'est aussi l'opportunité de se réinventer vers cette nouvelle vie, où vous pensez, au début, vouloir reprendre le contrôle. En outre, vous avez éventuellement le besoin de faire les choses avec plus de conscience et d'entretenir des rapports humains avec plus de coeur et plus de clarté.


Ce nouvel élan du coeur est votre chance de conscientiser d'innombrables traumas. Cette phase de mort et de renaissance offre l’expérience des reconversions professionnelles, des séparations amoureuses mais aussi familiales, des déménagements, des ruptures de contrats avec les jobs, et des ruptures avec des anciennes amitiés. Ceci dans la conscience de "choisir" sans pour autant finalement avoir le contrôle tant désiré.


Actuellement, certains êtres vivent leur premier tremblement de terre "burn outique" version spirituelle 🏄🏻‍♀️ (surfez sur la vague, cela va bien se passer). Pour ceux qui ont connu la vague de 2012, rassurez-vous vous avez déjà été essorés. Néanmoins, les bribes restantes, c'est pour aujourd'hui !

Sous le feu des énergies mondiales ultra-bouleversantes (économique, politique, sociale, spirituelle, ...), une grande partie de la "Conscience" est mise en lumière et nous inflige un nouveau regard sur la vie, sur nous-même. Toute négociation intérieure avec vos personnages montés de toutes pièces, ou toutes autres techniques de déni ne seront plus efficaces. Vos plus grandes peurs, vos plus grandes espérances et les dernières illusions du Soi sont révélées ; certains avec une caresse, d'autres avec un coup de boule. 😅


Sous le prisme de nos valeurs profondes : la liberté, l’authenticité, la vérité, le désir de paix ; il n’est plus possible de négocier.


Vous êtes nombreux à chercher dans tout ce qui pourrait vous soulager un temps. Mais sachez à quel point votre structure humaine a besoin de repos mental, de silence et de paix. Hormis la foi, vous ne trouverez rien (aucun Guru, aucun support extérieur, aucun livre, aucun enseignement, ... ni encore aucun humain) qui puisse soulager vos peurs et votre corps fatigué par vos excès. Vous devez traverser seul. Regardez au loin vers Dieu, il saura vous guider.


Un immobilisme total vous est soumis, pour appréhender un exceptionnel nettoyage intérieur. Vous êtes invité à faire l’expérience de votre acceptation et de votre mise au service de votre vie. Perdez joyeusement le contrôle sur vous et vos petitesses, votre personnalité, vos mensonges, vos peurs, vos incapacités à assumer vos choix et tous vos fantasmes de petit enfant qui vous hantent. Acceptez de regarder ce qu'est la vie que vous vivez. Observez ce que votre environnement vous envoie... Ce que vous recevez ne serait-il pas en lien avec ce que vous vibrez ?


Le moi est une illusion résultante de l'ensemble de notre corps, de notre conscience et de nos énergies. Il se manifeste avec le mental qui contient les sentiments, la mémoire, les 5 états de consciences (décrits dans les textes Yogiques* - lire en bas du texte pour les Yogis intéressés), la notion de temps et d'espace, de nécessité et de continuité, et, tout cela crée un personnage qui "pense sa vie" et établi son concept avec très peu de possibilités d'en sortir.


Le moi se construit avec tout, aussi bien la souffrance que la haine, le rejet, ou l'amour, mais aussi la ferveur (tapas en sanskrit - organisation et auto-discipline).


Le cerveau qui gouverne tout cela n'aime pas le changement et n'aime surtout pas être dépassé, Il souhaite rester le maître à bord de cet ensemble humain, il récupère tout et de ce fait, arriver à le dépasser demande un très grand travail sur vous. Travail qui passe irrémédiablement par l'abnégation du moi dans l'instant... Travail que votre Ego pense avoir déjà fait, mais en réalité, si vous n'avez pas été "éduqué" par un enseignement valable, c'est est très rarement le cas.


De ce fait votre "chemin spirituel" ne peut se placer dans le temps et l'espace, il n'y a pas d'évolution, si ce n'est évoluer pour entrer et s'assoir silencieusement dans l'instant présent. De plus en plus longtemps, là où cesse la mémoire, le temps et l'espace. Là où le cerveau et le mental peuvent être illuminés par la lumière de l'esprit. Cela se nomme méditation : s'asseoir, sans aucune concentration, s'asseoir le dos droit, et faire silence des pieds à la tête.


"Oui, mais comment faire pour être là présent dans l'instant présent ?"

Cela vous demande de gérer vos énergies autrement.


Vous ne devez pas chercher à remplacer quelque chose de "mauvais" par quelque chose de "bien", car cela sera récupéré par l"égo.


Imaginons que vous soyez quelqu'un de colérique ou obsédé par des choses, ce n'est pas en essayant de vous contenir (construire un barrage) que les choses vont forcément aller mieux. Au pire, vous allez mettre un barrage émotionnel qui cédera tôt ou tard avec beaucoup de violence.... Au mieux, l'eau trouvera un moyen de passer à coté et vous deviendrez tout sauf vous-même.

Il y a donc bien à la base une énergie (l'eau du barrage), que vous devez comprendre et réorienter.


Alors le mieux est de partir de ce que vous êtes en l'acceptant, en essayant de percevoir ce qui est à l'œuvre, là, dans l'instant présent. Surement en laissant ces sensations explosives se manifester (d'une façon qui ne fait pas mal aux autres, ni à vous même), en les regardant de l'intérieur et en les vivant pleinement, en conscience. Regardez-vous, voyez-vous comme un spectateur de votre propre film (souvent ridicule, rarement dénué de projections). Rapidement le mental, entraîné par ces concentrations de plus en plus puissantes, va devenir observateur de ces montées d'énergies dans le corps. En "voyant", il se maintiendra dans la conscience, il se verra "faire". Vous ne pourrez plus dire : j'avais pas vu, j'avais pas compris.


Petit à petit, l'énergie présente ne sera plus brûlée dans le comportement lié aux qualités de cette énergie (le feu pour la rage, l'air pour l'amour, l'eau pour les désirs) mais c'est la conscience la récupérera.


Ainsi ce qui vous attachait avant deviendra ce qui me délivre et cela se passe sans éthique, sans morale, sans frustration, cela se passe dans la profondeur de ce qu'on est et de ce que Nous Sommes.


Satya.


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*

Ces états comprennent à eux trois tous les états psychiques qu'un homme ordinaire peut éprouver : — Jâgrat concerne l'objectivité au niveau du cognoscible (prameya) ; sujet connaissant, connaissance et connu (ce dernier comportant univers, corps, organes) y sont perçus comme extérieurs au sujet. Avec la veille, la perception des objets par les organes est commune à d'autres sujets ; elle est en outre distincte, évidente et stable. Tout ce qui remplit cette condition mérite donc d'être ainsi nommé. — Svapna, rêve, est spécifique au seul rêveur et indépendant du monde externe. Consistant en prise de conscience ou certitude mentale (âmarsa), il est clair mais instable et illusoire ; il apparaît comme ' l'ombre du cognoscible '. Ce terme couvre un vaste champ d'expérience qui s'étend entre l'activité vigilante de la veille et l'inconscience du profond sommeil. Domaine de l'introspection, de la rêverie, des réminiscences, des jeux de l'imagination, des sentiments, de l'ensemble des représentations propres à la seule pensée (manas), on situe svapna au niveau de la connaissance en tant que moyen (pramâna). Uniquement intérieur, il ne dépend nullement d'une activité dirigée vers le champ objectif en vue d'une fin pratique (arthakriyâkâritva). Notons que même dans la vie ordinaire il arrive qu'il n'y ait aucune différence entre l'état de rêve et celui où le cognoscible se réduit à une construction mentale (vikalpa), — Susupti, ' sommeil profond ', est propre au pramâtr car seul y subsiste l'état de sujet en tant que germe des autres états et associé uniquement aux tendances obscures ou résidus des choses. Germe, absence de perception et silence le caractérisent. Susupti est le parfait repos du Soi dans le vide — s'il n'y a rien de distinct — ou dans le souffle vital (prâna) — s'il demeure encore une impression de plaisir ou de douleur. Son silence (tûsnïm) s'étend jusqu'au sujet même. Il désigne donc tout état où l'on perd conscience de la Réalité aussi bien interne qu'externe. Il fait partie de l'illusion (maya), source d'inconscience. — Turya. Ces trois états doivent être abandonnés au profit du Quatrième ; ils n'ont en effet d'autre but que de conduire à lui. Pour ce faire, chacun d'eux doit pénétrer dans le suivant : le cognoscible dans les instruments de la connaissance, ceux-ci dans le sujet connaissant et ce dernier, en vue de recouvrer la plénitude, s'immerge en pramiti, la pure intuition ou Connaissance définitive qui se confond avec le Quatrième état, vie des trois autres. Au terme de cette pénétration les trois états qui subsument toutes les formes d'existence, reposent donc en pramiti. Mais dans cette ultime Connaissance en laquelle on se détourne des choses dès qu'elles sont connues, celles-ci ne sont plus silencieuses comme dans le sommeil profond et l'on transcende l'état d'indifférence (audâsïnya). Pure Connaissance, subjectivité sous forme de liberté, indépendante de toute voie d'accès, telle est la lumière consciente, ce Quatrième état qui brille de son propre éclat et subsiste à travers tous les états comme le fil qui les relie entre eux bien que l'on n'en ait pas conscience ; mais quand il s'oriente vers la plénitude en pénétrant dans l'énergie divine, il se manifeste comme la conscience du Je chez le grand yogin qui jamais ne s'assoupit. — Turyatita ' par-delà le Quatrième ' est le royaume suprême de la Conscience, plénier, ininterrompu, essence merveilleuse, débordante de béatitude. En raison de sa plénitude il ne peut y avoir en lui de différenciation, et toute parole à son sujet se montre superflue.


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