• Ajna

Ne pas consentir en faveur de la disharmonie

Cette fois-ci, après plusieurs échanges humains, je partage sur le blog ce morceau parce que ça résonne.

Je reviens d'une retraite, et je l'ai écouté des dizaines de fois. Ceci est un des enseignements que je chéris. Ce mec a la capacité de me rallumer le coeur et de me rappeler ce que je suis.

Merci Rone.

"Y’a pas de secret, quoi. Y’a pas de secret !

Y’a une vérité... simple, sobre... crue, quoi. Un truc... Alain,

«La Horde du Contrevent» tu la réussiras --uniquement, quoi-- uniquement si tu t’isoles. Si tu t’isoles, quoi. Tu comprends ce que ca veut dire «isoles» ? Isola, l’île quoi. Tu crées ton île, et tu l’évastes au maximum, quoi. I

l faut que les gens soient extrêmement loin de toi, mais loin, parce que ton univers sera vaste, quoi, sera immense, sera énorme, sera énorme univers, quoi. Énorme puissance d’univers, quoi. Faut que Caracole il existe en toi complètement, qu’Erton Strochnis, il soit toi, quoi, que, que Pietro Della Rocca, tu le deviennes ! Et la goutte aussi, et tout l’univers et tout le vent, que tu vives complètement là-dedans, quoi. C’est ça qu’il faut et... y’a qu’ça qu’il faut.


Et tu restes collé au vent, collé au vent, collé au vent, quoi. Et que tu te battes, que tu ne fasses aucune concession sur le reste, t’oublies tout quoi, t’es pas consultant, t’es rien, le consulting c’est d’la merde, quoi ! La seule chose qui ait de la valeur, c’est... c’est quand t’es capable de faire un chapitre comme celui-là quoi. Ça, ça restera, ça mérite que tu vives, quoi. Tu peux vivre pour écrire ça, ouais. Là, ça mérite que tu vives, quoi -tu vois. Là, là t’es pas né pour rien, t’es nécessaire, quoi. T’es pas surnuméraire, comme dirait Sartre, t’es pas superflu, quoi. Là, t’es une nécessité quand t’écris ça, quoi. La nécessité d’être, quoi...


Et c’est ça qu’il faut tenir, mec. C’est ça qu’il faut putain de tenir, quoi. LACHE PAS LE MORCEAU. Te fais pas enculer, te fais pas disperser, te fais pas... fragmenter, fais pas de concession, quoi... Ya pas de concession avec la vie, quoi. Ya pas de concession, quoi. Tu vis, et faut vivre à fond. - C’est - c’est - c’est... (rire) la nécessité d’être. Et c’est ça qu’il faut tenir, mec. PUTAIN DE MERDE, quoi ! C’est quand même extraordinaire !"



Ces paroles nous amènent à réfléchir sur nous-mêmes, sur la «nécessité d’être». C’est pour cela qu’elles ont été choisies pour dénoncer et démontrer que l’Homme n’est pas assez présent. Il ressasse sans cesse le passé et envie constamment le futur. Que fait-il du moment présent?



Bon, je m'épanche sur mon cas :

Satya Vati Mioli - 40 ans - dimanche 18 avril 2021 - 7H45




Chaque humain qui s'est incarné sur cette terre vit des schémas, des liens karmiques qui sont là pour le faire "travailler" sur ce qu'il ne perçoit pas de lui-même. Les autres, c'est nous même en version "loupe".

Ce que l'écran de ma vie me renvoie sans ménagement c'est le jugement. Et jouer la victime, se laisser flétrir face à cela ne mènera à rien et ce n'est pas le but de mon texte. Par contre, mon expérience peut éventuellement vous éclairer. Je viendrai faire le lien avec ce morceau dans ma conclusion.


Aussi loin que je me souvienne, et dans toutes les phases de ma vie, j'ai été détestée, décriée, incomprise ; vue comme une personne inconstante, asociale, incohérente, instable. Tour à tour on me qualifie d'infidèle, de personne abjecte, une garce. Oui, une garce. OK.


Alors, j'ai tout tenté pour changer ce rapport inconfortable au monde :

L'éloignement - le travail sur soi - la compassion - la justification - la communication - le pardon - l'amour - la haine - les coups bas ... L'isolement pour me protéger. Je croyais que c'était à cause de mon boulot, de ci, de là, de ma trop grande confiance en moi qui peut en énerver beaucoup, de cette putain de façon de penser "isolante et isolée", de ma soif de liberté, ... En fait, c'est évidemment à cause de mon non amour envers moi.

On en revient toujours au même : L'amour et l'acception totale envers soi.


Alors, je me questionne et je passe du temps à me dire : "Je me pardonne d'aimer plusieurs personnes à la fois, je me pardonne d'avoir besoin de solitude, je me pardonne de ne pouvoir être dans la construction durable avec des gens, je me pardonne d'Être". ... NON, je ne me pardonne pas, rien à pardonner. J'accepte ce que ma forme humaine est.


Je ne suis pas inhumaine, mes sentiments s'expriment simplement de façon incongrue aux yeux des autres et de la société (en rapport avec certaines conventions sociales) mais au final, qui a dit qu'il fallait être ou faire comme ça?

Pour moi, c'est simple, c'est comme ce morceau. Je suis sans concession, dirigée vers la nécessité d'Être, n'en déplaise à certains. Dès l'instant où la disharmonie - c'est à dire la haine, la médisance, la méchanceté, la jalousie, la révolte - commence à pénétrer dans vos vies, le résultat ne peut être que dissonant et disharmonique.


Je suis là pour travailler pour une idée (la Conscience) et pour instaurer l'harmonie intérieure; en commençant par moi. Ça commence par être ok avec sa forme humaine, ça commence par limiter les concessions, le consentement sur ce qu'il "faudrait être ou faire".

"Ceux qui travaillent pour cela sont très puissants, solides, et l'Humanité compte sur eux. Quant aux autres, ils se baladent ci et là et ne comprendront jamais rien. "

Omraam Mikhaël Aïvankov


Je tranche lorsque ma paix est mise en danger, je pars, je fuis, je peux frapper fort aussi quelques fois. Je me bouscule pour Voir vrai, donc je bouscule les autres, c'est inscrit dans mes cellules, c'est pour cela que les gens viennent me voir. Si je ne me bousculais pas moi-même, qu'aurais-je à vous offrir ? Des théories fumeuses sur le Yoga, le mysticisme, la non dualité? Quelle misère, quelle pauvreté. Je n'en veux pas de cette inconstance là.


Ma seule façon de vivre c'est celle là. je n'ai rien à me faire pardonner, ni à pardonner finalement.


Sandra - dans toute son humanité qu'elle soit décriée ou admirée.





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