• Ajna

S'habiller de rien

Je n'aime pas les indifférents,

Ceux qui ont l'air de s'en foutre,

Les non concernés par les autres et leurs dédales de souffrance,

Les non concernés tout court.



Les "fuis-moi, je te suis",

Le déferlement de paroles complaisantes,

Juste pour inonder le Rien d'un plein.

Un plein de rien.


Le mystère qu'entretiennent certains qui d'"esthétise",

Juste pour la forme,

Pour le vêtement.

Ils s'habillent de rien.

Pour séduire un autre indifférent qui viendrais combler ce Rien par du Rien.


Les gens qui semblent n'avoir besoin de rien,

ni de personne,

Ceux qui se regardent, qui se refusent à se baigner dans le monde,

Et vous le font savoir !


C'est touchant lorsque l'on regarde un visage,

Et qu'il existe un décalage entre l'image qu'on se fait de lui.d'elle au loin,

Et ce qu'il.elle semble être de près.

Mais comment vit-il.elle intérieurement?


Ces gens sont touchants dans la distance qu'on découvre,

Entre Lui.Elle, et son propre cliché.

À creuser s'ils nous autorisent.


À mieux y regarder,

Il.elle me touche de n'être précisément pas un indifférent.e,

Mais quelqu'un qui raconte des histoires,

Quelqu'un qui fait attention aux histoires qu'il raconte.


Mais alors qui est-il, qui est-elle?

Le sait-il.elle?

Est-il.elle noyé.e dans ces multiples clichés qu'il.elle a construit de lui.elle-même?


Observation. Plongeon dans les yeux, là où rien ne se cache. Compassion .

Quoi que tu penses être Je t'accepte. Accepte-toi.


* Réflexion suite à une escapade dans le monde des moldus.

Satya.



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